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Depuis quelques années, l’internet est devenu une partie indispensable de notre vie. Il offre une multitude de nouvelles possibilités, ce qui a mené à l’émergence d’une nouvelle génération de citoyens qui utilisent le web pour exprimer leur opinion librement et directement, sans avoir à passer par les restrictions d’éditeurs ou de rédacteurs. Tout le monde peut dire son mot et tout le monde peut le lire et regarder : un espace de liberté absolue. Tout du moins, c’est ainsi qu’internet devrait fonctionner.

La réalité est différente. Elle est marquée par la tentative de gouvernements partout sur la planète de surveiller et censurer les activités virtuelles de leurs citoyens. Une vraie guerre s’est mise en place entre les activités – légales ou non – des gouvernements et les activités – légales ou non – des citoyens « ordinaires ». Cette guerre risque de mettre en péril les éléments positifs d’internet et il est sûr qu’elle aboutira à la création d’un monde différent. Seule la question de comment ce monde va se présenter reste ouverte. Le choix en revient aux gouvernements, et c’est un choix douloureux – à moins à première vue. En effet, ce choix consiste à mener jusqu’au bout une guerre et tenter de tout contrôler, ou abandonner la tentation de réguler internet et profiter des moyens de participation nouveaux qu’il offre.

  1. Le choix du contrôle : Une dictature virtuelle

Le World Wide Web est par définition un réseau international qui dépasse les frontières étatiques et où des individus qui peuvent se trouver sur des continents différents interagissent de manière directe et immédiate. Il s’en suit qu’il est difficile d’établir un système de Droit pour ces interactions, car les droits nationaux différents collisionnent et font du web une zone floue, grise, où l’on ne peut pas être sûr de la légalité de ses actions. Naturellement, l’existence d’une telle zone grise attire aussi les criminels qui utilisent la liberté d’internet pour coordonner et planifier leurs actions. Et cela attire les policiers qui veulent empêcher les criminels d’accomplir leurs crimes. Pour pouvoir faire cela, les policiers ont besoin de moyens de contrôle et de surveillance. Cependant, la définition de « criminel » est aussi grise que le droit sur le web, notamment quand il s’agit de « cybercriminels ». Comme notre police – et la politique derrière – veut faire un bon travail, la surveillance doit s’étendre à toujours plus de personnes qui pourraient éventuellement devenir des criminels et à toujours plus d’actions qui seraient désormais interdits. La loi Hadopi, et les plans de Nicolas Sarkozy de faire un « Hadopi 3 », en sont l’exemple le plus fameux.

Mais le problème ne s’arrête pas là. Au nom de la lutte contre la diffamation, l’appel aux crimes et autres justifications, la libre expression et la libre information sont restreints et la censure est introduite sur internet. Autant de moyens dont les politiciens peuvent se servir pour extirper toute opposition ouverte à leur régime. Les moyens et logiciels qui permettent une surveillance totale existent déjà et sont accessibles aux et utilisés par les gouvernements.# Soudain, nous sommes face à un monde où les moyens qu’on associe normalement aux dictatures sont utilisés par des gouvernements qui se veulent démocrates.

Mais les moyens dont disposent les gouvernements ne suffisent pas. Il y aura toujours quelqu’un au sein de la population qui disposera des connaissances techniques et informatiques et qui trouvera un moyen pour contourner la censure et la surveillance. Prenons encore l’exemple d’Hadopi : les internautes affirment qu’ils n’ont « pas peur d’Hadopi »# et continuent de télécharger d’une manière un peu différente, en s’assurant que leur anonymat est préservé. Les tentatives du gouvernement sont tournées en ridicule. Et si toute une population peut contourner facilement une telle loi, qu’en sera-t-il des vrais criminels qui savent un peu plus sur la technique nécessaire ?

Pour le gouvernement, il n’y a qu’un chemin à prendre si le contrôle doit continuer : c’est de surveiller toujours plus, de procéder avec moins de scrupule et ultimement de faire usage des méthodes de surveillance déjà énoncés. C’est donc de supprimer la liberté et la remplacer par une dictature virtuelle, sans pour autant que la réussite soit certaine. Est-ce vraiment le monde que nous voulons ? Il y a un deuxième choix possible : celui de la liberté.

  1. Le choix de l’expression libre : Une démocratie totale

La seule alternative à la surveillance totale est la liberté totale. Donner à la population française le droit de s’exprimer librement sur internet et d’utiliser tous les moyens informatiques qu’ils souhaitent serait le choix vraiment démocratique et, à mon avis, le meilleur choix. Ceci pour plusieurs raisons.

Premièrement, l’argument qui est normalement utilisé pour justifier la surveillance est erroné. La surveillance est censée protéger les droits des citoyens : empêcher la diffamation, le racisme, la formation de cellules terroristes ou le non-respect des droits d’auteur par exemple. Contrairement à ce qu’on entend dire souvent, la surveillance n’atteint pas ces objectifs, car ceux qui veulent la contourner sont capables de le faire, comme j’ai déjà expliqué dans la première partie. En effet, la surveillance et la censure encombrent surtout les citoyens ordinaires (critiques) d’exprimer leur opinion, alors que les véritables criminels sont assez versés dans la matière pour cacher leur identité facilement. En revanche, si on donnait libre accès à Internet et montrait aux citoyens qu’on a confiance en eux, chance est que les internautes eux-mêmes vont signaler l’abus de leur sphère de libre expression et prendre action contre les criminels quand leur conscience leur dit de le faire. Dans un espace qu’on utilise soi-même on ne tolère pas ceux qui détruisent la communauté. Nous le voyons par exemple dans l’encyclopédie Wikipedia, où le contrôle collectif permanent assure que les articles sont vrais, bien rédigés et complets. Les contributeurs le font parce qu’ils veulent, quand ils ont besoin d’informations eux-mêmes, pouvoir se fier à ce que dit un article Wikipedia. Parallèlement, nous pouvons espérer que les internautes vont prendre l’initiative pour argumenter contre les prises de position racistes ou diffamatoires et que leur conscience leur interdira de tolérer les comportements criminels.

La deuxième raison pour laquelle je pense que la liberté d’Internet est meilleure que la surveillance a une portée plus philosophique. Si la liberté d’expression sur internet est respectée totalement, cela peut faire naître la réalisation d’un idéal de démocratie qui jusqu’à présent était impossible dans un territoire aussi vaste que la France : la démocratie délibérative. Cet idéal démocratique, développé par Jürgen Habermas, est basé sur la participation de tous les membres d’une société. L’idée est que dès lors que tout le monde peut exprimer son opinion et argumenter son point de vue, les décisions peuvent être pris par consensus et sont alors vraiment démocratique. Dans notre société traditionnelle il est très difficile de recueillir l’opinion de chacun et de donner à tout citoyen la possibilité de participer dans le processus de prise de décision. C’est sur ce problème que repose notre système de démocratie représentative. Avec internet, cela peut changer. Il devient beaucoup plus facile pour les citoyens de prendre la parole. D’ailleurs, la consultation des citoyens serait beaucoup plus facile, et moins chère, à organiser. L’accès uniforme et libre à internet pourrait alors servir d’infrastructure de base pour une nouvelle forme de démocratie, une forme plus ouverte et participative, pourvu que tout le monde aie une connexion.

Cette nouvelle forme de démocratie ne doit pas nécessairement mener au collapse du système des partis politiques et à l’éviction de l’élite politique. Au contraire, plusieurs événements dans le passé récent, par exemple le « Occupy »-mouvement, ont montré que les mouvements qui s’organisent sur internet et font entendre leur voix manquent souvent de leader et de revendications avec lesquelles tous les membres sont d’accord. Les partis politiques, s’ils parviennent à se transformer d’un groupement régi par les dogmes inchangeables à une plateforme d’échange d’opinions ouverte et tolérante, peuvent jouer leur rôle traditionnel de rassemblement et cristallisation d’opinions. La démocratie totale ne doit donc pas faire peur aux politiciens courageux qui sont prêts à franchir un pas important vers l’ordre démocratique de l’avenir.

  1. Recommandations pour les politiciens d’aujourd’hui

Cette analyse, que nous enseigne-t-elle ? Premièrement, elle nous dit que la surveillance totale n’est pas une option valable pour un Etat démocratique comme la France. Deuxièmement, nous savons qu’à long terme, la donne politique va changer. Entre-temps, il y a sept recommandations que je ferai aux politiciens d’aujourd’hui pour donner la bonne direction au changement et pour se placer dans le bon camp.

  1. Familiarisez-vous avec les possibilités d’internet, mais aussi avec ses dangers potentiels.
  2. Utilisez votre site web, votre compte Twitter et tous autres outils que vous jugez approprié pour recueillir les opinions des internautes – vos supporteurs ainsi que vos ennemis.
  3. Prenez en compte ces opinions quand vous prenez vos décisions politiques, mais apprenez également à distinguer les opinions majoritaires des minoritaires.
  4. Donnez le plus d’informations possibles sur vos activités et vos opinions. Cela facilitera de vous positionner sur le plan politique.
  5. Soyez toujours honnêtes et ne cachez pas vos fautes. Cela vous donne de la crédibilité, un avantage considérable aujourd’hui. D’ailleurs, il est très facile aujourd’hui de découvrir des secrets aujourd’hui – pensez à WikiLeaks.
  6. Mobilisez-vous contre la surveillance et la censure. Dénoncez de nouveaux projets qui vont dans cette direction. Et faites publique votre position, bien sûr.
  7. N’ayez pas peur d’internet, mais saluez-le comme le chemin en avant. Vous pouvez le prendre avec assurance car vous êtes prêts pour l’avenir.

Il faut que tout change pour que rien ne change. L’homme est sur le point de basculer dans une ère totalement nouvelle, bouleversant tous les paradigmes de son interaction entre lui, les autres et son environnement. Ce changement de paradigme a des répercussions profondes et étendues sur la façon dont nous vivons, travaillons et échangeons.

L’écosystème technologique dont l’homo sapiens s’est entouré, le complète et démultiplie ses possibilités. C’est l’homme post-moderne. Du fer à l’ordinateur en passant par le nucléaire, quelque soit le génie qui les anime, les inventions de l’homme sont parfois le plus grand danger pour l’homme. Si les progrès sont vastes, les menaces le sont aussi. C’est à l’aube de cette nouvelle ère que les règles doivent être posés. Le début du XXIe siècle doit être aux libertés numériques ce que la Révolution française furent aux droits de l’homme.

Tout change, mais la répression et l’autoritarisme restent une menace.

La surveillance et l’anonymat

Les entités ayant la capacité d’opérer une surveillance sur internet sont nombreuses. Contrôle du trafic, surveillance des utilisations, les opérateurs internet en premier lieu sont en mesure de collecter d’importantes quantités de données sur les comportements de leurs clients sur leurs réseaux. Stockées à des fins prétendument techniques, ces données sont contraires aux libertés individuelles dès lors qu’elles peuvent être réquisitionnées à l’amiable ou par la force, pour être retournées contre les citoyens.

Les réseaux sociaux divulguent des informations à l’insu de leurs utilisateurs qui se trouvent dépossédés de tout contrôle. Le plus simple des téléphones permet de traquer avec précision son utilisateur par simple triangulation.

L’ensemble des achats effectués peut être répertorié  au mépris du danger que peut représenter pour une personne la liste des livres qu’il lit.

Il est urgent de permettre aux citoyens sur internet de bénéficier de l’anonymat sans lequel leurs droits et libertés ne sauraient être préservés. L’architecture des protections juridiques des libertés mise en place sous les démocraties, aussi faillible qu’elle soit, se trouve toujours plus vacillante face aux nouvelles technologies.

La censure et lutte contre l’autoritarisme

Internet est un exutoire où communiquer, se cultiver et commercer. C’est l’incarnation globale de l’agora grecque. Désintérmédié et directe, internet rapproche les hommes plus qu’ils ne l’ont jamais été. On assiste à un changement de paradigme aussi important que le fut la Renaissance ou la Révolution industrielle dans l’histoire de l’humanité.

Ouverts aux vents de toutes les opinions, le numérique est devenu la nouvelle frontière de la lutte contre la censure. Les gouvernements peuvent avoir peur de l’opinion des citoyens, les organisations ne peuvent plus être certaines de leur impunité. Tout ce qui se sait, se diffuse inexorablement.

Le numérique a été un des fers de lance de la lutte contre les régimes autoritaires du Moyen-Orient et du Maghreb. Face aux succès des mouvements de résistance en ligne orchestrés depuis le monde entier, d’autres régimes en Iran, en Chine ou en Syrie vont être amenés à accélérer le déploiement de leurs systèmes de contrôle. Pour ces régimes, le numérique est à la fois une menace et une opportunité.

La surveillance des citoyens se déploie de manière silencieuse et pernicieuse par un ensemble de moyens sophistiqués. La vente et l’installation de système de surveillance par des sociétés dans une totale impunité est aussi lourd de conséquence que le trafic d’armes. Il est impératif que ce développement soit dénoncé, monitoré et contré.

L’âge du numérique offre des possibilités incroyables. L’utopie d’une démocratie pure n’est plus inenvisageable, tout comme le monde terrible de George Orwell décrit dans 1984 est à portée de main d’un accident de l’histoire. Située à la charnière de deux époques radicalement différentes, il ne tient qu’à la génération actuelle de mettre en place les structures institutionnelles. Qu’elles soient politiques, sociales ou culturelles, ces nouvelles structures devront s’adapter aux possibilités de l’homme post-moderne. La première étape est une révision de la Constitution intégrant les changements à l’œuvre.

Internet et la vie politique

L’apparition d’Internet et de nouvelles technologies informatiques ont transformé sensiblement plusieurs domaines de la vie humaine. Dans cette petite note de synthèse je voudrais essayer d’analyser seulement l’influence d’Internet et de nouvelles technologies sur la vie politique.

Je me pose la question. Comment Internet a changé la vie politique, s’il l’a changée?

Éléments de la vie politique

L’image de la vie politique à la base des éléments transmis

Afin de répondre à cette question, j’envisage de comparer deux états de la vie politique: avant Internet et après Internet. Une petite remarque  doit être faite :  je ne peux pas nommer une date définitive pour distinguer deux période, mais je propose de considérer comme la frontière la fin du XX-début de XXI siècle.

D’abord, on construit le modèle simple qui sera utile pour la compréhension des changements. Il y a une vie politique qui est constitué de certains nombres d’éléments politiques. On entend par là des faits, des actions, des nouvelles liés à la vie politique. Par exemple, le Président de la République Française a effectué une visite en Chine – cela est un élément (une nouvelle) de la vie politique. Ensuite, parmi ces éléments, il y en a  (les points blancs sur le schéma) qui sont transmis par les médias (en principe, cette transmission est autorisée par le pouvoir), mais il y a évidemment des éléments que les médias ne transmettent pas (les points noirs sur le schéma). Ce sont souvent des nouvelles qui peuvent être dangereuses, compromettantes, indésirables, secrètes (etc.) pour le pouvoir. À la base de l’information transmise la société (les gens) construit une image de la vie politique. Il faut faire une petite remarque ici : cette image de la vie politique peut être différente chez les gens parce qu’il y a des barrières intellectuelles, culturelles, linguistiques etc. Étant donné que les médias sont contrôlés directement ou indirectement par le pouvoir, il  est possible de construire une telle image de la vie politique, qu’ elle est nécssaire pour les autorités.

Avec l’apparition d’Internet et de nouvelles technologies le modèle change un peu. Il y a la transmission de l’information exercée par les médias et contrôlée directement ou indirectement par le pouvoir, mais grâce à Internet on voit l’apparition de la transmission des éléments qui peuvent être indésirables au pouvoir. Cette transmission est non-contrôlée ou mal-contrôlée. De nouveaux éléments transmis entrent en contradiction avec l’information transmise d’une manière médiatique. Alors, cela transforme l’image de la vie politique. Ainsi, on peut tirer la conclusion importante : la vie politique n’a pas changé considérablement, ce qui a été changé c’est une image de la vie politique.

Cette transformation de l’image politique lance un défi serieux pour le pouvoir. Quelles actions peuvent êtres menées pour relever ce défi?  L’action numéro 1, c’est d’essayer de contrôler la transmission de l’information  par l’Internet, ce qui me semble plus probable,  parce que cela prend moins de temps, moins de ressources que d’autres actions. L’action numéro 2, c’est d’essayer de transformer la vie politique en minimisant la quantité des éléments non-désirables pour la transmission. Pour cela il faut changer complètement le système politique. C’est presque impossible. L’action numéro 3, c’est d’essayer de changer la perception de l’image de la vie politique dans la société.  C’est aussi peu probable est presque impossible sans l’ action numéro 1.

Mais bien sûr il y a également la société qui peut et doit changer le système politique, parce que le système politique est crée pour le bien être de la société.

« C’est pourtant le grand défi de l’Occident, s’adapter au monde qu’il a créé. »
Michel Serres dans un article de « Libération »

Dans un article de Libération en septembre, le philosophe Michel Serres explique le nouveau monde de « Petite Poucette », un monde bouleversé par la technologie. Aujourd’hui, Occupy Wall Street, le mouvement des Indignés ou encore le printemps arabe sont des symptômes de notre société qui change et dans lequel l’ancien système de pouvoirs ne fonctionne plus. Les décideurs politiques éduqués à la vieille méthode ne peuvent plus continuer à diriger un pays comme la France sans prendre en compte ces changements fondamentaux, qu’ils ne comprennent pas et qui créee un grouffre profond entre les anciennes et futures générations.

Par ailleurs, il existe un problème fondamental qui donne un sens à l’utilisation des nouvelles technologies. « C’est la pensée, ou l’absence de pensée, qui gouverne le monde. Et penser n’est pas si dangereux… ». Pierre Legendre, philosophe français pourtant peu connu dans notre pays, a bien reconnu le problème. De nos jours, la France n’est pas gouvernée par des penseurs de l’Etat, mais par des gestionnaires. L’Etat est « managé » comme une entreprise. Et c’est aussi cette dérive non-démocratique qui est aussi à l’origine du mécontentement de la population, qui se retrouve démunie de tout pouvoir, de toute représentativité démocratique et qui ne peut faire confiance à des hommes politiques qui fournissent promesse sur promesse et qui finalement finissent par accumuler scandale sur scandale durant leurs mandats. Les citoyens attendent un changement, une rupture majeure dans une ère révolutionnaire, et qui grâce à l’invention des nouvelles technologies sont maintenant capables de radicalement changer les dispositions de pouvoirs. Dans ce contexte de crise, de mécontentement, d’injustice sociale et de mensonges politiques, les citoyens ont maintenant un moyen de s’exprimer sur internet.

Analyse des problèmes en France

1- La France a perdu son influence internationale et doit s’adapter à un nouveau contexte géopolitique.
En effet, la France n’a jamais été obligée de prendre rendez-vous en tête-à-tête comme l’Allemagne à la sortie de la guerre, puisqu’elle est sortie vainqueur de deux guerres mondiales et de deux guerres coloniales sans subir les conséquences d’une défaite. Ainsi, la France est en déclin, elle se repose sur ses lauriers acquis il y a maintenant 2 siècles : Droits de l’Homme, liberté, égalité, fraternité. La France ne cherche pas à se redéfinir ou à progresser alors qu’elle en aurait besoin.

2- Les scandales politiques comme DSK et Bettencourt, l’affaire Cleastream, les financements illégaux des campagnes électorales, le marketing politique, les partis politiques sans idéologies distinctes, le scandale Mediator, l’intervention en Lybie « afin de soutenir le peuple lybien »…tout ces évènements honteux sont symptômatiques d’une République fatiguée, qui oublie lentement mais sûrement ce que signifie la notion de « débat politique » ou de « vision politique ».

3- On oublie par la même occasion ce que « gouverner » veut dire. Il manque des penseurs de l’Etat dans « l’ère des gestionnaires » (ref. Pierre Legendre/ Ostwald Spengler). Les institutions françaises, pourtant si bien pensées, n’ont plus d’avenir. Et même les élites politiques se rendent compte que le fonctionnement de notre démocratie doit changer en vue des bouleversements majeurs qui s’opèrent de nos jours.

4- La France est un pays dans lequel les inégalités sociales, la pauvreté, le manque de moyens dans l’éducation du système de santé sont de plus en plus apparent et montrent la défaillance des hommes politiques à régler les problèmes.

5- Il y a donc une profonde rupture entre la réalité populaire et le monde des hommes politiques, qui s’imaginent que l’instance « Etat » est encore souverain et capable de contrôler le bon fonctionnement de notre société. Le pouvoir politique est au pied du mur, et il doit changer, encore mieux, gouverner au lieu de « gérer ». Malgré les nouvelles technologies, les citoyens n’ont pas de plan visionnaire pour sortir de cette crise économique et de légitimité politique sévissant en France. Ainsi, c’est le rôle des prochains décideurs de s’adapter au contexte, de comprendre les nouvelles technologie et de remettre sur pied cet Etat français qui cour à sa perte.

Enjeux du numérique pour les futurs décideurs et adaptations nécessaires :

Les nouvelles technologies permettent aux gens de s’exprimer, de se regrouper, de manifester, d’avoir un impact substantiel, mais c’est bien à l’Etat de s’adapter et d’agir le plus vite possible pour assurer son rôle en tant que responsable d’un bon fonctionnement de notre société, d’une représentativité des opinions publiques et d’assurer une justice, en réformant les institutions et en s’adaptant aux changement du 21ème siècle.

En effet, de nouveaux acteurs ont émergé dans une société de l’information immédiate et dans laquelle la sécurité informatique absolue n’existe pas. Twitter et Wikileaks sont représentatifs de cette nouvelle ère dans laquelle chacun est constamment connecté, en contact, informé. Ces changements se sont traduits par exemple en Allemagne et en Suède par l’apparition de partis des pirates, partis politiques avec un programme axé sur la liberté d’expression sur internet, encore à un stade embryonnaire mais qui risquent de gagner en influence rapidement. Les Français ne font plus confiance aux médias, ni au gouvernement, mais à internet. Des réformes sont donc nécessaires pour rétablir une confiance dans les médias et dans les institutions. Voici quelques constats sur l’impact des nouvelles technologies et les conséquences que celles-ci peuvent avoir sur les évènements politiques, afin de donner des suggestions quant aux changements nécessaires.

1- Internet est un nouveau média très puissant et il est impossible de contrôler la liberté d’expression sur le net. Hadopi ne pourra pas fonctionner à long terme, il est donc plus intelligent de travailler au rétablissement de la confiance en les institutions et les médias plutôt que de vouloir interdire le développement de nouveaux moyens de communication. On voit bien que le printemps arabe a été rendu possible grâce à leur utilisation, et même en Chine le gouvernement communiste n’arrive pas à censurer tous ses opposants sur internet.

2- Les décideurs politiques ont besoin d’une formation informatique plus développée afin de comprendre l’enjeu des nouvelles technologies pour les pouvoirs politiques. Il faut que l’Etat puisse garantir une balance entre la liberté d’expression sur internet mais aussi la protection de l’Etat (controverse Wikileaks). En ce qui concerne la liberté d’expression, il va falloir revoir les lois Gayssot et comprendre qu’Internet ne respecte ni les frontières d’un pays ni les moeurs. Il va falloir se rendre à l’évidence que la censure de sites pornographiques, antisémistes, violents et racistes est pratiquement impossible, et par conséquent réfléchir aux implications pour la société et la position à adopter par le gouvernement sur ces points là.
Par ailleurs, et pour ne pas perdre sa légimité, l’Etat va devoir radicalement réformer sa politique de communication et axer ses politiques sur la transparence pour éviter les étouffements (souvent ratés) de scandales politiques.

3- Internet peut être un moyen de rétablir un débat politique. Par exemple l’Islande a développé un projet de rédaction de la nouvelle Constitution sur le net. Sans être un exemple à suivre, cela montre qu’internet pourra, à une moindre échelle, être porteur d’un débat politique approfondie et d’établir une véritable démocratie participative.

4- Internet permet la création de pouvoirs politiques qui peuvent devenir très puissants en peu de temps, par exemple le mouvement « Anonymous ». Ces nouvelles formes d’hyperdémocraties n’ont pas de leaders et fonctionnent uniquement pas consensus, établissant une égalité totale entre « users » : « there’s no I in US ». Les futurs leaders politiques doivent pouvoir comprendre et analyser ses mouvements et s’adapter à la naissance d’autres « partis » sur le net.

5- Internet est un outil que chacun utilise mais que personne ne comprend. Le retard des politiques qui ignorent le fonctionnement de cet outil peut devenir très dangereux pour eux. Il faut comprendre qu’Internet utilise une autre forme de communication, souvent symbolique, à travers des images, et qui est par ailleurs très efficace et rapide. Finalement, Internet et des outils comme Facebook et Skype permettent und distortion du temps et de l’espace.

6- Internet est un moyen de cyberguerre, de cyberterrorisme, d’espionnage industriel comme cela a déjà été le cas (espionnage industriel par le gouvernement chinois, utilisation d’un virus pour ralentir l’enrichissement d’uranium en Iran par les Etas-Unis, mise en quarantaine des sites internet gouvernementaux en Estonie par la Russie…). Il faut que le gouvernement français augmente son budget pour la protection de ses données informatiques et développe la recherche dans ce domaine afin de garantir la protection de l’Etat.

7- Internet est un outil qui a permit la mondialisation de la citoyenneté (notion de global citizen). Le gouvernement doit comprendre que l’Etat-Nation perd sa souveraineté non pas par des institutions supranationales comme celles de l’Union Européenne mais largement par internet, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Il faut que le gouvernement s’adapte à ces nouvelles technologies qui révolutionnent non seulement les modes de communication des citoyens, mais qui remettent en cause les formes de pouvoirs tels que nous les connaissont.

Succéder à N. Sarkozy, le président Hadopi (X3), est une chance immense de se rallier une communauté du numérique qui ne s’inscrit clairement pas dans le clivage gauche-droite (et elle n’est d’ailleurs pas la seule !).

Cette communauté, aussi variée soit-elle, a une influence de plus en plus prégnante sur la base électorale, à la fois grâce à un travail de sape idéologique, à l’aide de contenus de différentes natures qui remettent les libertés individuelles au centre du débat politique, mais aussi grâce à une multiplicité d’actions plus ponctuelles. Ces actions, qui se sont matérialisées par le séisme Wikileaks comme par l’inattendue efficacité des révolutions arabes, sont les vecteurs de la force dévastatrice pour les régimes en place que peut constituer le cyber-activisme.

Les outils proposés par les nouvelles technologies bouleversent radicalement notre conception de la démocratie. Tenter de les contenir  par la censure revient à laisser gonfler une bulle qui n’attend guère qu’une cruelle prise de conscience collective pour nous exploser au visage. Un pari plus avisé serait d’accompagner cette « révolution » et de miser sur le fait que les nouvelles formes de démocratie vouées à émerger auront toujours besoin de structures solides de gouvernance. Nul ne peut prévoir l’état de la société dans 15 ans. Mais rien ne dit que des mouvements de contestation qui s’organisent aujourd’hui selon une logique entièrement décentralisée, sans véritable hiérarchie, imposeront cette structure (ou cette absence de structure..), quand bien même ils imposeraient leurs idéologies basées sur la suprématie des libertés individuelles et de la transparence. La « gueule de bois » post-printemps arabe n’en est qu’une illustration. Autrement dit, nous pouvons tenter de répondre aux attentes d’une dissidence qui prône la transparence, ou bien prendre le risque de laisser cette dissidence (au fort potentiel mobilisateur) s’emparer du pouvoir, de notre pouvoir (entendu comme celui d’une classe politique qui s’auto-régénère par des mécanismes si bien huilés dont Sciences Po est un maillon décisif).

Concrètement, pris dans l’étau des lobbys pro-Hadopi, nous ne faisons que lier notre survie à des colosses ébranlés d’un modèle économique dépassé.  La propriété intellectuelle est un peu comme toutes les promesses politiques, elle n’engage que ceux qui y croient. Pour les autres, elle apparait de plus en plus comme le vestige d’un temps révolu qu’une poignée de politiques défend pour sauver ce qui reste des sponsors de leur pouvoir. N’hésitons pas à déverrouiller notre démocratie mais efforçons nous d’en conserver la clé, c’est-à-dire un soutien populaire imposant, dans un pouvoir politique transparent. Le modèle scandinave doit nous inspirer : apaiser la démocratie passe par la réaffirmation de ses piliers fondamentaux que sont la défense des libertés individuelles et la transparence des décisions politiques.

Le modèle méritocratique à la française est fondé sur le gouvernement par une élite « sachante », formée dans les « Grandes Ecoles ». Le postulat d’un tel système est que le reste de la population n’a pas accès à la même qualité d’information, soit par désintérêt, soit parce que l’information est cloisonnée.

Internet pourrait bouleverser cet ordre établi pour plusieurs raisons :

  • Il élargit et accélère la diffusion de l’information

  • Il permet à chacun de devenir créateur de contenu

  • Il permet aux internautes de mettre en perspective l’information diffusée par les médias au regard d’autres sources d’informations désormais accessibles

Le rôle joué par Internet dans les révolutions arabes et la censure exercée sur le web chinois montrent bien les risques que fait peser Internet sur les gouvernements. L’ensemble des personnels politiques doivent désormais mener une réflexion approfondie sur Internet.

Tous créateurs de contenu ?


Kevin, 13 ans, et Madame Michu, journalistes en puissance

Les blogs, les réseaux sociaux et les plateformes de partage de photos (Flickr) ou de vidéos (Youtube) permettent à n’importe qui de créer et de partager du contenu.

Les implications d’un tel phénomène sont importantes : de plus en de plus de personnes possèdent le matériel et les compétences techniques suffisants pour proposer du micro-journalisme. La caméra d’un téléphone et un accès Internet permettent de mettre en ligne les évènements auxquels on assiste, les internautes faisant ensuite le tri entre ce qui mérite d’être vu ou pas.

L’influence d’Internet se ressent dans les médias traditionnels : la télévision a désormais recours au data-journalisme, qui consiste à mettre en lumière les incohérences du discours des personnages publics grâce aux archives vidéo. Ce procédé est très facile à reproduire pour quiconque sait trouver les vidéos d’interview en ligne, les extraire et les monter sur Windows Movie Maker ou iMovie.

combien créent réellement du contenu ?

Il a été observé dans les communautés virtuelles que la participation des membres est inégale et  suit la « règle du 90-9-1 » ou « règle du 1% »# :

 

  • 1% des internautes sont des créateurs de contenu

  • 9% des internautes réagissent au contenu (partage, commentaire)

  • 90% des internautes sont de simples spectateurs et se contentent de lire ce que les dix autres pour cent ont publié

Mais alors, rien n’a changé ?

Certes, tous les internautes ne produisent pas du contenu et tous les blogs ne sont pas à visée politique, pour autant, la multiplication des sources auxquelles les internautes ont accès leur permet de développer un sens critique et une exigence plus élevés vis-à-vis de l’information. 

Sites d’information, réseaux sociaux, flux RSS: comment accède-t-on à l’information en ligne?


L’accès a l’information se fait de plus en plus via internet

 Un projet du think tank américain Pew Research Center montre qu’Internet est le seul secteur des médias qui connaît aujourd’hui une croissance en termes d’audience aux Etats-Unis.

 

Source: Nielsen Media Research, Pew Research Center for the People & the Press, Audit Bureau of Circulations.

La France, Entre médias traditionnels et nouveaux médias

Une visite sur Google trends# permet de vérifier que les médias traditionnels conservent une place importante dans l’accès à l’information des Français, avec plus de 500 000 visiteurs uniques par jour pour LeMonde.fr et LeFigaro.fr.

Parallèlement,  les résultats de Google trends montrent que les internautes diversifient leurs sources d’information et consultent des médias alternatifs (Rue89, Mediapart et consorts) en complément des quotidiens classiques. Tirée de la même page que le graphique précédent, la copie d’écran ci-dessous montre les autres sites que les lecteurs du Monde.fr consultent régulièrement :

Le partage d’articles sur les réseaux sociaux en croissance

La quasi-totalité des sites d’information et des blogs proposent de partager leurs articles sur les réseaux sociaux. Des personnes qui n’ont pas pour habitude de lire la presse découvrent ainsi par leurs amis (Facebook) ou par les personnes qu’elles suivent (Twitter) des articles qui peuvent les intéresser, avec possibilité de les commenter, de les partager ou de les « retweeter ».

 

Les lecteurs de flux RSS : pour une veille efficace

Il s’agit là d’une façon moins répandue de consommer l’information en agrégeant les flux d’information de nombreux sites, choisis pour leur pertinence, sur un même tableau de bord. Il existe plusieurs agrégateurs RSS, dont les plus connus sont Google Reader et Netvibes (copie d’écran ci-dessous).  

Quelles conséquences pour les politiques ?


meilleure information et liberté d’expression accrue

L’écart d’information entre les politiques et la population tend à diminuer grâce aux médias alternatifs et à l’apparition de plateformes comme Wikileaks qui prônent la transparence. Mieux informés, capables de créer du contenu, les internautes osent prendre position sur des problèmes de société et se fédèrent en communautés. Le niveau d’information partagé par tous fait que la relation aux institutions change.Les usages collaboratifs d’internet viennent renforcer les mouvements contestataires existants et pourraient, d’ici quelques années, déclencher une prise de conscience quant à la possibilité de pratiques politiques d’avantage participatives.

La possibilité de détecter des signaux faibles

 La liberté d’expression qu’offre Internet permet aux opinions extrêmes – xénophobie, homophobie, anarchisme – de s’exprimer. Mal reçues sur les sites grands publics, elles tendent à se concentrer sur des blogs et des forums de pairs. Une veille efficace sur Internet permet de détecter les signaux faibles de tendances présentes au sein de la société française.

 

Deux exemples :

  • Une surveillance du blog Français de Souche permet de comprendre les composantes du mouvement nationaliste français, d’anticiper ses attaques et potentiellement de les désamorcer.

  • Le mécontentement vis-à-vis des abus policiers prend de l’ampleur depuis quelques mois avec la réplication du site américain Copwatch ou plus récemment avec le site du Collectif contre le contrôle au faciès.

La difficulté d’encadrer les usages d’internet

On appelle « effet Streisand » le phénomène Internet qui veut que l’interdiction d’un contenu sur internet en décuple la diffusion. Le mirroring consiste par exemple à créer des copies exactes d’un site, notamment pour en empêcher la disparition. C’est ce qui s’est passé pour le site Copwatch, après l’annonce d’une possible procédure de blocage. 

Trois leçons primordiales pour les politiques

Le capital confiance des politiques en France est aujourd’hui extrêmement bas. La démocratisation d’Internet amplifie ce phénomène et il est donc important que les hommes et femmes politiques s’adaptent à cette nouvelle ère : 

  • 70% des Français sont utilisateurs d’Internet (Banque Mondiale) et il est donc essentiel pour les politiques de suivre les usages des réseaux sociaux et d’en comprendre les enjeux

  • Parce qu’elle engage sa crédibilité, la classe politique française ne peut continuer de se laisser dicter sa politique numérique par les lobbys et agences de communication

  • Enfin, la transparence qu’offre Internet devrait provoquer un déclic quant à la communication politique : le mensonge et la dissimulation ne sont plus des options valables

La censure sur  internet est au cœur de l’actualité. Le monde entier a vu abasourdi l’efficacité de cet instrument pour réunir et mobiliser des masses, tant dans les pays en voie de développement, avec le Printemps Arabe, comme dans les pays développés avec la congrégation des Indignés. Ce phénomène  global  touche donc les pays totalitaires mais aussi démocratiques. Le monde virtuel, qui permet un échange mondial  risque d’être une menace pour les gouvernements des pays, capables de les renverser, mais aussi  d’influencer sur les élections. Dans ce cadre, les gouvernements de plusieurs pays ont publié leurs revendications à exercer plus de contrôle sur Internet en  appelant à un contenu régi par la légalité de sa circulation.

Mais que censure-t-on?  Il faut nettement distinguer la censure réalisée afin de « protéger les droits des hommes »  et celle réalisée pour cacher des événements qui pourraient nuire l’intérêt d’un groupe (gouvernements, entreprises,…). En effet, ce n’est pas la même chose, du point de vue légitime, de censurer une page au contenu nazi, ou terroriste ou bien sur le boycott de produits catalans par exemple, comme ça a été le cas en Espagne (et d’ailleurs à cause de cette action Google a inclus l’Espagne dans la liste des pays de censure Internet auprès du Congrès américain lors d’une audition à la Chambre des Représentants sur la démocratie, la sécurité et la liberté d’expression en ligne, bien que cette accusation a été rectifiée) que de censurer des informations sur des scandales de financement de la part d’un gouvernement ou des cas de pollution de la part des entreprise, par exemple. En tout cas, dans le deuxième cas, il est clair, du point de vue légitime, que la censure ne devrait pas avoir lieu. Or dans le premier cas, cela n’est pas très évident. En effet, ces actions de censure ont pour but de respecter les Droits des Hommes. Ainsi, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, lors du e-G8 Forum (rencontre du gouvernement français avec les dirigeants d’entreprises de technologies dans le monde en 2011, dans le  but était d’informer le débat sur le rôle que le gouvernement devrait avoir dans le futur d’Internet), a pris cette position en déclarant qu’Internet n’était « pas un univers parallèle qui est libre de lois ou de l’éthique ou de principes qui doivent régir et gouverner la vie sociale de notre État démocratique ». Mais cette démarche vers la « civilisation d’internet », qui prétend de mettre en avant les droits des Hommes n’est telle pas contradictoire en son fondement puisqu’on atteint le principe de liberté d’expression ?
D’autre part, il existe une ligne bien sinueuse entre la censure, la protection civile et la liberté. Ainsi, « Internet a aussi renforcé la démocratie et les droits de l’Homme en amenant les États à être plus transparents sur leur fonctionnement voire, dans certains pays, en permettant aux peuples opprimés de faire entendre leur voix et d’agir collectivement au nom de la liberté » (Lettre du Président de la page web du e-g8 Forum).
Il convient aussi de souligner qu’il ya beaucoup de divergences dans la matière entre les gouvernements, les grandes entreprises des médias d’internet et les citoyens. Le gouvernement français a pris une posture qui se résume avec la phrase « Nous devons civiliser l’Internet » prononcée par le président lors de la réunion du e-G8 Forum et qui prône le respect des lois (1), les  règles des droits d’auteur(2) (propriété intellectuelle) et la concurrence(3). Ainsi, on peut censurer une page au contenu xénophobe(1), une qui permet de télécharger de la musique(2) et une page qui par exemple boycotte les produits catalans(3) par exemple. De plus, Sarkozy a dit aux entreprises présentes que c’était aussi leurs responsabilités, et que ce n’était pas seulement le gouvernement qui doit s’assurer de l’application de ces lois. Mais les entreprises ont répondu avec prudence. Ainsi, Schmidt (Google) a averti que «la technologie évolue plus vite que les gouvernements, il ne faut pas légiférer sans en comprendre les conséquences » et Zuckerberg (Facebook) souligné le rôle des révolutions arabes de ces derniers mois. Mais ne devra-t-on aussi tenir en compte l’avis des internautes ? Les atouts d’Internet sont la liberté d’expression, l’anonymat et la facilité de communiquer.
Dans ce contexte où les gouvernements tentent de maitriser le contenu des web, de nouvelles lois sont apparues : en Espagne la loi  Sinde et France Hadopi visant à défendre les droits d’auteur.

Après cette approche sur la censure purement éthique, il convient d’analyser la viabilité de la censure de la part des États. Une illustration de la réalité suffit pour se rendre compte de l’impraticabilité de la censure : l’agence anti-piratage HADOPI reçoit 25 000 plaintes par jour (plus de 18 millions de plaintes depuis l’apparition de la loi). De faite, plutôt que de « punir » ceux qui ne respectent pas les droits de propriété intellectuelle, Hadopi  est en train d’envisager de récompenser plutôt les internautes qui respectent ces droits…ce qui est bien discutable…
Il est latent que ces mesures de censure ne prennent pas en compte l’évolution technologique et culturelle. De plus, le détournement de la censure est possible et n’est pas très compliqué.

Jeff Jarvis, blogueur reconnu: «Dans le e-G8, le gouvernement agit comme si elle doit protéger l’Internet. Au lieu de cela, l’Internet a besoin d’être protégé contre le gouvernement ».

C’est dans ces lignes là que l’Organisation des États américains (OEA), Organisation des Nations Unies (ONU), l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et la Commission africaine Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) ont envoyé un message fort en défense de la liberté d’expression en ligne en publiant une déclaration commune établissant des principes mondiaux internationaux pour la promotion de la liberté d’expression et la libre circulation des informations et des idées grâce à l’Internet.
Une « Déclaration la liberté d’expression et Internet » a été signée le Juin 2011, qui reconnait l’importance de défendre la liberté d’expression à travers la protection des fournisseurs intermédiaires de services (moteurs de recherche de cache, plates-formes,..), les limitations à la portée de filtrage et de blocage des contenus, la définition de la responsabilité pénale et les droits civils, la neutralité du net et un accès Internet.

SOURCES

  • Page enter.com

>Article “Agencia piratería Hadopi recibe 25000 denuncias diarias”;
Luis Andrés Iregui V.(26 octobre 2010)

>Article “Ecos del e-G8: gobiernos quieren limitar Internet”
Carlos Alberto Díaz (31 mai 2011)

>Article “e-G8: ¿encuentro o desencuentro tecnológico?”
Luis Andrés Iregui V. mayo 27 de 2011

La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (déroulé pompeux de l’acronyme HADOPI), s’attaque depuis très récemment à un nouveau chantier : celui de la lutte contre le streaming illégal. Après l’échec de la lutte anti – téléchargement, qui s’est largement transférée du peer 2 peer vers le téléchargement direct (fichiers probablement hébergés par des groupes mafieux), HADOPI est – elle encore en mesure de peser ? La cible consiste donc en d’obscurs sites de streaming, entièrement gratuits et aux bibliothèques au – moins aussi fournies que le store d’Apple. Incapable de partir en croisade contre les sites étrangers, au premier rang desquels Grooveshark, (qui a sans doute déjà bien assez d’ennuis chez lui), comment HADOPI compte – elle opérer ? La quantité phénoménale de sites laisse en effet dubitatifs quant à la capacité d’action d’une telle campagne. Faut – il rappeler à HADOPI que le premier site de streaming  illegal n’est autre que Youtube qui héberge à ce jour la plus grande quantité de chansons en libre écoute? Mise à part la qualité médiocre d’encodage, et quelques artistes retirés par les majors, Youtube reste un des moyens d’accès les plus faciles à la musique. Personne n’attend d’ailleurs plus HADOPI sur le point de la lutte contre les pratiques « illégales », mais sur un autre, depuis toujours présenté comme le revers positif de la politique de censure du gouvernement.

Il s’agit de la mission de promotion d’offre légale, dans le but de créer de la valeur sur la production artistique, visuelle et musicale. HADOPI compte bien y jouer un rôle, et a déjà entrepris sa révolution en mettant en place son label PUR (Promotion des Usages Responsables). Accréditer donc, les bons élèves du streaming ou du téléchargement légal tout en rassurant les parents et grands parents d’internautes qui n’ont jamais connu que Mediafire et The Pirate Bay. Pour cerner le cynisme d’une telle entreprise, rappelons simplement les bâtons mis dans les roues des très rares sites proposant un business model soutenable, et le cas d’école français Deezer, faisant suite au feu radioblog (même fondateur, mêmes principes). Face à des start up scandinaves ou américaines en passe de rafler la mise (les excellents et innovants Spotify), Deezer avait en effet engagé sa mue pour proposer à ses internautes des offres d’abonnement honnêtes et acceptables par tous. Le tollé provoqué a porté sur les offres permettant aux internautes d’essayer le service gratuitement pendant une durée limitée avant de s’inscrire. Est – il concevable de s’attarder encore sur de tels détails quand des talents du monde entier sont en train de construire, ici, et ailleurs, les business models à venir ? Pascal Nègre ose encore dénoncer le fait d’écouter un artiste « gratuitement », sans payer pour un streaming ou un téléchargement, à l’heure où la plupart d’entre eux laissent leurs dernières œuvres en écoute libre.                  .

Les réponses innovantes ne viendront pas du gouvernement ni de collèges réunissant 3 fois par mois des experts indépendants. Les réponses viennent déjà de start – up inventives qui proposent des services toujours plus ancrés dans la réalité de la culture d’aujourd’hui. L’industrie de la musique indépendante a pris un virage à 180° et permet aux labels et aux artistes talentueux de promouvoir et de vendre directement leur musique sans intermédiaire (Bandcamp), d’organiser des tournées et des sorties sur des réseaux spécifiques (last.fm), ou encore de réunir sous un même site la quasi – totalité des œuvres physiques existant chez les amateurs (Discogs)… Et HADOPI n’a ni les ressources, ni l’implication nécessaires pour proposer de tels services et est même incapable de déceler les acteurs de demain.

N’en déplaise à Pascal Nègre, la rémunération des artistes n’est pas tributaire des ventes éphémères de singles, mais bien davantage de la constitution de bases de fans fidèles prêts à payer 25 euros une place de concert, un T shirt ou un vinyle. Les artistes ne vivront évidemment jamais du streaming rapportant entre 0.02 et 0.03 centimes par écoute. Mais de telles offres participent certainement à la création d’une communauté musicale soutenue et portée par des talents exceptionnels : groupes musicaux, mais aussi blogs, webzines, vidéastes, clippeurs, tourneurs, PR, chroniqueurs, producteurs… L’actualité récente dément au moins 100 fois par an l’incapacité supposée de la culture indépendante à monétiser cette énergie. Ce sont les festivals crées par les plus grands blogs (le Pitchfork à Chicago, et cette année, à… Paris), les artistes lancés par les réseaux indépendants, les DVD et projets nouveaux (films de la Blogothèque en partenriat avec… Spotifiy) qui créent aujourd’hui la plus grande source de rétribution du monde indépendant.

HADOPI se crispe sur des combats perdus d’avance. Aveugle aux évolutions et aux opportunités excitantes qui s’ouvrent pour le monde de la culture, elle perd une énergie et un temps considérables à diaboliser les plus à même de monétiser la création culturelle. Cette attitude navrante a au moins 3 raisons. La première est évidemment le gouffre générationnel et technologique entre décideurs politiques dépassés, et créatifs travaillant dans la culture. Il est ainsi toujours difficile de croire des communiqués de presse réguliers qui tentent de rassurer en soulignant la collaboration « d’experts » et autres « professionnels  de la culture », au vu des chantiers aberrants actuellement entrepris. La seconde raison consiste évidemment en une collusion avec les majors, qui se sont retrouvés tout autant ringardisés par un virage internet qu’ils ont été incapables d’amorcer ? Il est certes maintenant difficile de rassurer des maisons de disques ayant perdu 90% de leur chiffre d’affaires en une petite décennie. Les possibilités étaient pourtant extraordinaires : la simple idée de mettre en streaming legal l’ensemble de leur catalogue aurait déjà coupé l’herbe sous le pied aux gagnants d’aujourd’hui dans le domaine. Et ce n’est qu’un exemple… Le succès considérables d’Itunes, qui a dématérialisé l’offre physique à la place des majors, repose sur une volonté d’innovation perpétuelle, bien avant de gros acteurs trop rigides et lents à se réformer. HADOPI apparaît donc comme une protection de business vieillissants, de plus en plus frileux à signer un artiste ou à développer de nouvelles technologies. Que des groupes populaires comme La Femme (France) ou Wu Lyf (U.K), – assurant la plus grande partie de leur communication et de leur booking en interne –  rechignent à signer sur des majors désormais à genoux n’a évidemment rien d’étonnant.

La dernière raison pouvant justifier l’existence d’une telle entité serait la volonté des gouvernements d’exercer un contrôle minimum sur cette technologie indomptable qu’est Internet. HADOPI ne pourrait avoir pour autre but que d’habituer les internautes à une intrusion institutionnelle dans un monde de libertés et d’opportunités nouvelles. La main mise Etatique en ce domaine pose le débat toujours lancinant de la liberté de communication, d’échange, de partage, qui est l’essence même d’Internet et qui a déjà tant modifié le monde.

Inutile d’attendre des institutions officielles les solutions aux problématiques d’aujourd’hui, et sans doute encore moins dans le domaine de la culture. Que ce soit en matière de streaming, de téléchargement ou de promotion, tournons – nous vers les véritables innovateurs, les pratiques d’HADOPI  et des majors, vestiges d’un autre âge, sont déjà perdantes.

Internet est aujourd’hui un outil mondialement utilisé notamment depuis 2002 date à laquelle il est devenu marchand avec Web 2.0*. La plupart des ménages des pays industrialisés ont un accès à l’internet leur permettant de naviguer sur des sites d’informations internationaux. Néanmoins, cet accès à l’internet devient un enjeu voire même un problème pour les gouvernements souhaitant y contrôler l’accès comme la Chine par exemple. En effet, la Chine contrôle vigoureusement l’accès à internet de sa population et en parallèle la population chinoise souhaite de plus en plus y avoir accès en raison de son attractivité (information globale ; échanges culturels ; échanges d’idées…).  Internet fait donc aujourd’hui partie du processus de mondialisation où chacun veut interagir avec d’autres afin d’échanger : c’est la communauté internet. La communauté n’est plus seulement nationale, mais est aussi mondiale et elle a vu l’apparition d’acteurs sociaux internet mondiaux comme Wikileaks ou Anonymous.

Néanmoins, de plus en plus de gouvernements voient internet comme un danger (divulgation d’informations personnelles des dirigeants politiques ; scandales politiques ; divulgation d’informations secrètes…). Toutefois, la démocratie n’est-elle pas censée être « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (Abraham Lincoln) ? N’est-elle pas censée être le reflet de la volonté du peuple ? En effet, si l’éthymologie grecque du mot démocratie est décortiquée, la démocratie affirme le pouvoir du peuple.

La démocratie est une structure politique se différenciant de la tyrannie, la loi d’un seul, et de l’oligargie, la loi d’un petit groupe d’individus. Alors pourquoi des informations nationales et internationales une fois divulguées entrainent-elles la colère et parfois l’incompréhension du peuple ?

En février 2011 le site Mediapart  publie des entretiens impliquant le président Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt où la richissime Liliane Bettencourt aurait financé illégalement la campagne présidentielle du président, ou encore le scandale de Guantanamo où le gouvernement américain détenait des prisonniers non jugés et parfois torturés par les soldats.

Attention, l’idée de cette note n’est pas de faire la morale aux gouvernements des pays dits « démocratiques » mais plutôt de démontrer qu’internet n’est pas un danger pour la démocratie dans la mesure où il contribue à établir un espace démocratique en facilitant les échanges d’informations entre les individus.

Dans quelles mesures Internet est-il un nouvel espace de la démocratie en France ?

Afin de répondre à cette question, il sera montrer dans un premier temps qu’internet favorise la démocratie en permettant aux citoyens du monde de communiquer entre eux et en favorisant ainsi la démocratie participative, même s’il peut parfois mener à des échanges non démocratiques et violents. Puis dans un second temps, qu’internet a favorisé l’émergence de nouveaux acteurs sur la Toile qui impactent la scène politique.

  • Internet : un nouvel espace démocratique favorisant une démocratie participative, même si parfois il peut être un lieu de violence.

  • Débat public non plus réservé à l’élite, mais également à toute personne voulant y participer : aucune discrimination de statut, de position sociale, de religions…

  • Hommes et femmes politiques peuvent eux-mêmes échanger avec leurs partisans via leur site internet par exemple

  • Opportunité pour le gouvernement de faire connaître sa politique, son organisation et sa structure à tout le monde (y compris zones défavorisées ou rurales…)

  • Développement des forums et réseaux sociaux : facilite les échanges entre les individus

  • Possibilité de réagir aux articles et aux vidéos

  • Emergence des actions collectives à résonance politique : pétitions…

  • Emergence de manifestations sur des débats peu traités sur la scène publique traditionnelle

  • Scandales politiques : nouvelle vision de la politique qui impact la confiance du peuple envers les gouvernants

  • Implication facilitée dans le débat public

  • Implication dans le débat public d’une nouvelle catégorie de personne (non plus seulement membres des partis politiques, mais aussi des non partisans voulant exprimer leurs points de vue)

  • Ouverture d’esprit

  • Impact à l’échelle nationale voire même internationale

  • Violences verbales et menaces pour les individus ne partageant pas les mêmes idéaux politiques.

  • Pourquoi ces violences ? En raison de la pluralité des cultures et des milieux sociaux

  • Internet : lieu de débats racistes et xénophobes

  • Toutefois, la démocratie n’est-elle pas un espace où chacun peut interagir et exprimer ses opinions?

  • Faut-il contrôler cette déviance ? si oui qui doit la contrôler ? les gouvernants ou les utilisateurs internet eux-mêmes?

  • L’emergence de nouveaux  acteurs: nouvelle donne pour la scène politique

  • Nouveaux acteurs: particuliers, non dépendants d’une emprise politique, mondiaux

  • Connaissance extrêmement développée de l’outil internet et surtout de ses programmes

Pourquoi?

  • Favoriser la transparence des actions des gouvernements et de grands entreprises

  • Wikileaks

  • Anonymous

  • Attaque contre Sony

  • Donner un nouveau point de ve sur la politique menée

Pourquoi ai-je décidé de contribuer ?

Parce que vous faites appel aux Internautes… depuis le 25 Novembre 2011.

Que l’idée de consulter l’utilisateur moyen, l’expert est intéressante si l’analyse et le tri des informations sont bien faits.

Que l’idée d’une consultation si tardive est déconcertante.

Quel programme numérique pour le Parti Socialiste ?

Le programme s’articule autour de 4 grands piliers :

  1. Vers le numérique pour tous

  • Accessibilité :

    • Couverture par un réseau haut débit de 100% du territoire français se traduisant par des investissements réseaux (fibre, satellite,…)

    • Mise en place de politiques de tarification inter-opérateurs d’utilisation des réseaux plus justes pour limiter la multiplication des infrastructures parallèles de réseaux (ne pas créer de rente)

  • Formation :

    • Formation des élèves sur les outils numériques dès l’école primaire (avec terme une utilisation plus fine que le simple visionnage de vidéos, que les recherches sur moteurs,…). L’élève moyen doit en comprendre les enjeux

    • Politique de crédit à taux 0 pour l’achat d’ordinateurs, de tablettes tactiles (1€/jour pour les foyers à revenus modérés et faibles, pour les étudiants, pour les personnes âgées)

    • Crédit d’impôt à hauteur de 50% sur les cours d’informatique (avec plafond annuel), notamment pour les personnes âgées

  1. Vers la transparence

  • Mise en place de l’open data gouvernementale :

    • Accessibilité pour tous des données (hors données relevant réellement de la Sécurité de la Nation Française). Dans ce contexte, la démocratie pourra s’exprimer plus librement.

  1. La liberté du numérique

  • Maintien d’Hadopi mais sans élargissement de ses prérogatives

  • Possibilité de lever l’anonymat d’une connexion uniquement dans le cadre d’une enquête judiciaire

  1. Le numérique, source de croissance

  • Soutien des start-up qui développent du contenu numérique

    • Favoriser le développement des entreprises françaises sur les réseaux numériques pour aider au développement de poids lourds à l’échelle internationale

    • Marché à très fort potentiel de croissance qui pourrait dynamiser l’ensemble de l’économie française

  • Création d’un écosystème riche favorisant la croissance française

    • Création de pôles de compétitivité numérique avec imbrication de la recherche fondamentale et de la recherche privée

    • Réseau haut débit pour toutes les entreprises

    • Mise en place de systèmes de brevets, licences type Creative Commons pour favoriser le partage de l’innovation et donc générer plus d’innovations. Incitation pour les entreprises à utiliser ce type d’approche.

  • Accompagnement de la re-conception des industries culturelles

    • Lutte inégale entre législateurs et réseaux P2P distribués,… Arrêt de la course à l’échalote et accompagnement dans la re-conception des Business Models de la Culture à l’heure du numérique pour faire de la culture et de la distribution de la culture un fleuron de l’économie française.

  1. Vers la sécurité

  • Développement de l’hébergement de services de Cloud Computing en France pour limiter les fuites de données

  • Subventionnement d’entreprises françaises de cryptologie pour favoriser leur développement. La sécurité deviendra un enjeu clé très rapidement.

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  • utilisateur moyen : vous n’êtes pas un utilisateur moyen, vous êtes en master à Science Po.

  • couverture réseau : c’est déjà le programme du PS et de l’UMP

  • ‘politique inter opérateur’ : c’est déjà ainsi que fonctionne l’internet (peering)

  • Formation des élèves sur les outils numériques dès l’école primaire : on pourrait commencer par former les profs, mais même dans ce cas, on manquerait de formateurs. Le principe de la formation des jeunes par les anciens ne peut fonctionner avec des connaissances qui avancent aussi rapidement et qui sont mieux maitrisées par les jeunes.

  • Politique de crédit à taux 0 pour l’achat d’ordinateurs, de tablettes tactiles : c’est en place, lancé par Orange, ce qui a été l’occasion d’un scandale car le matériel proposé est Japonais alors qu’il existe des alternatives Française.

  • Crédit d’impôt à hauteur de 50% sur les cours d’informatique : Ha, enfin une proposition qui n’est pas déjà en place. On ne forme que les riches alors ? 50% des Français ne paient pas d’impôts…

  • Mise en place de l’open data gouvernementale :  c’est fait. Bien sûr avec des données qui ne touchent ni à la sécurité nationale, ni ne permettant de repérer la corruption des élus, comme le cadastre, tout ce qui touche à la distribution de l’eau, aux services municipaux, etc, etc.

  • Maintien d’Hadopi mais sans élargissement de ses prérogatives : je crois bien que c’est le programme du PS.

  • Possibilité de lever l’anonymat d’une connexion uniquement dans le cadre d’une enquête judiciaire : c’est déjà le cas et ça l’a toujours été.

  • Favoriser le développement des entreprises françaises : JEI, en place après quelques aternoiements. Poids lourd du secteur ? Dans les contenus ? Il fallait s’y prendre avant.

  • Marché à très fort potentiel de croissance qui pourrait dynamiser l’ensemble de l’économie française : Lapalissade.

  • Création de pôles de compétitivité numérique avec imbrication de la recherche fondamentale et de la recherche privée : mis en place par Jacques Chirac un peu partout en France avec des sommes astronomiques.

  • Réseau haut débit pour toutes les entreprises : c’est déjà le cas.

  • Mise en place de systèmes de brevets, licences type Creative Commons : c’est quoi l’incitation ?

  • Lutte inégale entre législateurs et réseaux P2P distribués […] la culture et de la distribution de la culture un fleuron de l’économie française. : le P2P par définition élimine la distribution de l’équation. Il reste la Culture.

  • Développement de l’hébergement de services de Cloud Computing en France pour limiter les fuites de données : par fuite j’imagine que vous parler du statut juridique des données qui dans un cloud américain sont soumises au Patriot Act. Ce programme de Cloud Français est déjà en place depuis quelques années (je sais, c’est pas rapide comme résultat)

  • Subventionnement d’entreprises françaises de cryptologie pour favoriser leur développement. : nous sommes déjà parmis les champions du monde du secteur et les entreprises du secteur sont très généreusement subventionnés à travers tous les dispositifs en place (Oseo, Anvar, FSI…), elles se portent très bien (+1000% de croissance pour Qosmos en 2010).

  • La sécurité deviendra un enjeu clé très rapidement. : elle l’est déjà depuis un bout de temps, mais en effet, le grand public va s’en apercevoir rapidement.

En dehors du crédit d’impôt pour les cours d’informatique, l’ensemble de vos proposition sont une compilation de mesures déjà en place depuis plusieurs années, dont certaines ont fait leur preuve et d’autres non.

Le problème de l’enseignement a été identifié mais les solutions apportées consistent littéralement à mettre la charrue avant les boeufs : où est ce personnel enseignant prêt à donner des cours à nos chères têtes blondes ?