Internet est aujourd’hui un outil mondialement utilisé notamment depuis 2002 date à laquelle il est devenu marchand avec Web 2.0*. La plupart des ménages des pays industrialisés ont un accès à l’internet leur permettant de naviguer sur des sites d’informations internationaux. Néanmoins, cet accès à l’internet devient un enjeu voire même un problème pour les gouvernements souhaitant y contrôler l’accès comme la Chine par exemple. En effet, la Chine contrôle vigoureusement l’accès à internet de sa population et en parallèle la population chinoise souhaite de plus en plus y avoir accès en raison de son attractivité (information globale ; échanges culturels ; échanges d’idées…).  Internet fait donc aujourd’hui partie du processus de mondialisation où chacun veut interagir avec d’autres afin d’échanger : c’est la communauté internet. La communauté n’est plus seulement nationale, mais est aussi mondiale et elle a vu l’apparition d’acteurs sociaux internet mondiaux comme Wikileaks ou Anonymous.

Néanmoins, de plus en plus de gouvernements voient internet comme un danger (divulgation d’informations personnelles des dirigeants politiques ; scandales politiques ; divulgation d’informations secrètes…). Toutefois, la démocratie n’est-elle pas censée être « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (Abraham Lincoln) ? N’est-elle pas censée être le reflet de la volonté du peuple ? En effet, si l’éthymologie grecque du mot démocratie est décortiquée, la démocratie affirme le pouvoir du peuple.

La démocratie est une structure politique se différenciant de la tyrannie, la loi d’un seul, et de l’oligargie, la loi d’un petit groupe d’individus. Alors pourquoi des informations nationales et internationales une fois divulguées entrainent-elles la colère et parfois l’incompréhension du peuple ?

En février 2011 le site Mediapart  publie des entretiens impliquant le président Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt où la richissime Liliane Bettencourt aurait financé illégalement la campagne présidentielle du président, ou encore le scandale de Guantanamo où le gouvernement américain détenait des prisonniers non jugés et parfois torturés par les soldats.

Attention, l’idée de cette note n’est pas de faire la morale aux gouvernements des pays dits « démocratiques » mais plutôt de démontrer qu’internet n’est pas un danger pour la démocratie dans la mesure où il contribue à établir un espace démocratique en facilitant les échanges d’informations entre les individus.

Dans quelles mesures Internet est-il un nouvel espace de la démocratie en France ?

Afin de répondre à cette question, il sera montrer dans un premier temps qu’internet favorise la démocratie en permettant aux citoyens du monde de communiquer entre eux et en favorisant ainsi la démocratie participative, même s’il peut parfois mener à des échanges non démocratiques et violents. Puis dans un second temps, qu’internet a favorisé l’émergence de nouveaux acteurs sur la Toile qui impactent la scène politique.

  • Internet : un nouvel espace démocratique favorisant une démocratie participative, même si parfois il peut être un lieu de violence.

  • Débat public non plus réservé à l’élite, mais également à toute personne voulant y participer : aucune discrimination de statut, de position sociale, de religions…

  • Hommes et femmes politiques peuvent eux-mêmes échanger avec leurs partisans via leur site internet par exemple

  • Opportunité pour le gouvernement de faire connaître sa politique, son organisation et sa structure à tout le monde (y compris zones défavorisées ou rurales…)

  • Développement des forums et réseaux sociaux : facilite les échanges entre les individus

  • Possibilité de réagir aux articles et aux vidéos

  • Emergence des actions collectives à résonance politique : pétitions…

  • Emergence de manifestations sur des débats peu traités sur la scène publique traditionnelle

  • Scandales politiques : nouvelle vision de la politique qui impact la confiance du peuple envers les gouvernants

  • Implication facilitée dans le débat public

  • Implication dans le débat public d’une nouvelle catégorie de personne (non plus seulement membres des partis politiques, mais aussi des non partisans voulant exprimer leurs points de vue)

  • Ouverture d’esprit

  • Impact à l’échelle nationale voire même internationale

  • Violences verbales et menaces pour les individus ne partageant pas les mêmes idéaux politiques.

  • Pourquoi ces violences ? En raison de la pluralité des cultures et des milieux sociaux

  • Internet : lieu de débats racistes et xénophobes

  • Toutefois, la démocratie n’est-elle pas un espace où chacun peut interagir et exprimer ses opinions?

  • Faut-il contrôler cette déviance ? si oui qui doit la contrôler ? les gouvernants ou les utilisateurs internet eux-mêmes?

  • L’emergence de nouveaux  acteurs: nouvelle donne pour la scène politique

  • Nouveaux acteurs: particuliers, non dépendants d’une emprise politique, mondiaux

  • Connaissance extrêmement développée de l’outil internet et surtout de ses programmes

Pourquoi?

  • Favoriser la transparence des actions des gouvernements et de grands entreprises

  • Wikileaks

  • Anonymous

  • Attaque contre Sony

  • Donner un nouveau point de ve sur la politique menée

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